Quand j'ai su que Pascal Garibian était désigné pour dirigé la finale de la Coupe de Ligue, en 2004, ça m'a fait plaisir. C'est un homme que je connais bien et dont j'apprécie le travail au sein de la Brigade des Mineurs.
La semaine du match, il est venu deux fois à mon cabinet et je l'ai trouvé tendu. C'est normal. Le contexte était difficile pour lui, qui avait rencontré pendant la saison des problèmes avec Nantes. D'ailleurs, les Nantais s'étaient étonnés de cette désignation. Il disait que cela ne le perturbait pas. Hummm. Et le matin du match, « L'Equipe » l'avait chahuté. Il avait lu l'article, évidemment. Mais le soir, quand je l'ai pris en soins vers 18 heures, il était mieux. Peut-être parce que le moment de l'action approchait .ou parce que mes deux séances de travail de la semaine avaient porté leurs fruits !
Une fois encore - c'est souvent comme ça - les arbitres assistants et le quatrième arbitre ont décliné mes offres de soins. Pas dans leur culture. Ils ont préféré se passer eux-mêmes de la pommade chauffante sur les cuisses et les mollets.
Le match s'est bien déroulé pour Pascal, à cette nuance près qu'il a fallu avoir recours à la prolongation. Alors, à la fin du match, avant cette prolongation, donc, je lui ai prodigué des soins d'étirements, pour prévenir les crampes.
Finalement, tout s'est bien déroulé pour Pascal qui, atteint par la limite d'âge, dirigeait sa dernière finale. Il avait réussi la performance, avec l'aide des joueurs, de ne pas sortir le moindre carton. Il en était fier.
En quittant la pelouse, nous nous sommes donné une accolade chaleureuse. J'étais vraiment heureux pour lui.
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