Pas étonnant si, il y a quelques mois, après un accident de voiture qui,
à cinq millimètres près, aurait pu le laisser paralysé, Luc Sonor a eu envie
des mains d'Hamidou. « J'ai pensé que la fasciathérapie pourrait
m'aider à résoudre mes problèmes musculaires », explique-t-il.
L'ancien Monégasque n'a pas été déçu. Les séances avec Hamidou le laissent
épuisé, mais c'est « une bonne fatigue », insiste Luc, qui confesse qu'elles
lui permettent de bien dormir. « Je me sens libre, bien dans mon corps,
sans courbatures. Toutefois, le bienfait est tout autant psychique que physique.
Avant, j'étais adepte de l'ostéopathie. Mais on se fait craquer, on remet
les os, et « basta ». Alors qu'avec la fascia, on traite aussi le cerveau
». A tel point que Luc Sonor n'hésite pas à dire que la fascia, c'est 50%
de mécanique et 50% de mental. « L'écoute, la parole, sont des composantes
essentielles de la fascia. Si je me sens libéré, c'est autant dans la tête
que dans le reste du corps. Je n'hésite pas à l'affirmer : Hamidou
est un peu mon libérateur ! »
Quand l'ancien défenseur, qui était réputé pour son jeu plutôt rude, se
déclare adepte convaincu de la douceur de la fascia, on le croit sans peine.
Même s'il refuse de l'opposer à la kinésithérapie traditionnelle. « Les
deux sont complémentaires et je ne cache pas mes séances de fascia à mon
kiné, avec qui je fais une longue rééducation. Quand je lui ai dit le bien
qu'elle me procure, il n'a d'ailleurs eu qu'un mot en réponse : magnifique
! »
Luc continuera la fascia à l'issue de sa rééducation, tout comme il lui était
arrivé d'y avoir recours avant son accident. « A titre préventif, précise-t-il,
pour me relaxer, pas seulement pour traiter une douleur ». Le bien-être
qu'il en avait déjà tiré lui suggère un conseil, à l'attention des hommes
d'affaires : « Ils sont tellement stressés ! Ils devraient essayer, ils
se régaleraient. »
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