Si vous cherchez un avocat enflammé de la fasciathérapie, ne frappez pas à la porte de Lucien Dabila. Ce n'est pas que ce journaliste, qui a intégré en 2005 le club des sportifs-pratiquants-quinquas, en soit un adversaire, mais quand on lui demande quelles sont les vertus de la méthode, il est bien en peine de les identifier.
Et pourtant, en décryptant, on verra que son témoignage est loin d'être neutre.
« J'ai connu Hamidou il y a environ trois ans, se souvient-il, alors qu'il était kiné du club de foot de Créteil. J'avais une déchirure à un mollet, qu'il a traitée avec de l'ostéopathie. Et ça s'est bien passé ».
Quelque temps plus tard, nouveau problème musculaire pour celui qui promène son micro de Canal+ sur les terrains de Ligue 1. Hamidou lui annonce qu'il a évolué et pratique désormais la fasciathérapie. Pas contrariant, Lucien accepte la nouveauté. « J'avais confiance en Hamidou, mais j'ai été un peu surpris. C'était plus en sensibilité, en toucher. Mais j'ai guéri. » Plus vite qu'avec l'ostéo ? « Je n'en sais rien, avoue Lucien. Ce que je sais, c'est que j'ai été désorienté. Hamidou ne fait pas de manipulation, il ne fait pas craquer. En fait, j'ai l'impression qu'il ne fait rien ! » Conscient de l'interprétation négative qui pourrait être faite de ses propos, le journaliste précise aussitôt : « Ce qui est indiscutable, c'est la détente, la relaxation que procure une séance de fascia ».
En fait, ce que Lucien apprécie, outre la guérison de ses maux, c'est le calme des séances, l'échange verbal avec Hamidou, la tranquillité de l'ensemble. Pour un peu, il demanderait de la musique douce, de l'encens et, pourquoi pas, un oreiller ! « C'est vrai, admet-il, il m'est arrivé de m'endormir. »
Si Hamidou devait encore changer de méthode, il le suivrait sans doute, mais il n'y tient pas. « Je trouve que la fascia et Hamidou vont trop bien ensemble. ».
Lucien a l'impression qu'Hamidou ne fait rien et ce n'est pas faux : il se contente de le guérir de ses blessures, de le relaxer et, grâce à quelques séances en dehors des périodes de crises, de prévenir des récidives. Bon, d'accord, et à part ça ? Ne pourrait-il pas au moins lui chanter une berceuse ?
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