En fait, il serait bien en peine ( !) de dater ses premières misères
physiques. « Il y a de très nombreuses années que je suis traité et soulagé
de mes douleurs musculaires, se souvient-il toutefois. Par ostéopathie,
après la kinésithérapie classique, en étant passé par les manipulations
et les infiltrations, sans oublier la balnéothérapie ». Soulagement, oui,
mais récidives aussi.
Ouvert aux techniques nouvelles, Maurice Chevit se tourne volontiers,
alors qu'il a atteint les 80 ans, vers la fascia. C'est un de
ses fils - celui qui n'est pas médecin. - qui lui présente Hamidou Msaidie.
Et si le comédien tombe vite sous le charme du fasciathérapeute, il n'est
pas conquis immédiatement par la technique. « Comme les autres, elle a
sa limite, estime-t-il : son action immédiate sur les douleurs aigües.
En revanche, elle a le mérite de remettre tout le corps en harmonie. Et
c'est le corps, par lui-même, qui résout son propre conflit ».
Finalement convaincu par la fasciathérapie, Maurice Chevit insiste sur
l'importance du crânien dans les séances prodiguées par Hamidou. « Il
commence toujours par ça, a-t-il noté. Du moins avec moi. Ce qui m'a surpris
le jour où je me suis livré à ses mains pour une douleur au nerf sciatique.
Soulager la fesse en massant le crâne. » Même Hamlet n'y avait pas pensé
!
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