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Mickaël MURCY, 26 ans, footballeur à Esbjerg (Danemark), « Une question de confiance ...»


Pour trouver un exemple frappant de fidélité à la fasciathérapie, c'est au Danemark qu'il faut chercher. Plus précisément du côté d'Esbjerg, petite ville portuaire de la côte ouest du pays.

C'est là que joue le footballeur Mickaël Murcy, après avoir porté les couleurs de Créteil et de La Louvière, en Belgique. Avec une réussite certaine, même si son équipe a échoué en finale de la Coupe nationale, le 11 mai dernier, contre Randers.

Un match que Mickaël n'aurait probablement pas pu jouer si, peu de temps auparavant, il n'était revenu à Créteil confier son corps meurtri aux mains d'Hamidou Msaïdie. « Je l'ai connu à Créteil, se souvient-il. Il m'a parlé de ses stages de fascia à Lisbonne, j'ai trouvé ça intéressant. Et j'ai eu envie de voir ce qu'il faisait avec cette nouvelle science ». Mickaël Murcy a été vite conquis, car à plusieurs reprises, il a ainsi guéri de blessures assez sérieuses, notamment une pubalgie lors de sa dernière saison à Créteil.

Pas étonnant, dès lors, que cet attaquant longiligne ait continué, même quand il s'est exilé en Belgique, à fréquenter le cabinet d'Hamidou. « Je m'étais rendu compte que la fascia était d'autant plus bénéfique qu'on y avait recours à titre préventif, pas seulement en état de crise. Et si j'ai encore eu de petites déchirures à La Louvière, vite réparées avec Hamidou, je n'ai plus subi de pépin physique ensuite grâce à un entretien régulier. Je peux même dire que j'ai été moins souvent et moins longtemps blessé que la moyenne des footballeurs ». Jusqu'au printemps de cette année. Plus de deux mois sans venir à Créteil, une reprise très physique en janvier après un mois de trêve, un changement de poste - placé dans le couloir droit, il avale plus de kilomètres - et la naissance d'un fils qui perturbe les nuits, c'était trop. « Ça a lâché, explique-t-il. Inflammation d'un tendon d'adducteur. Je suis sûr que si je n'avais pas espacé les séances, ça ne serait pas arrivé ».

Comme tant d'autres, Mickaël n'a toutefois pas ressenti instantanément une amélioration de la blessure. « Pourtant, dit-il, on sent assez rapidement que c'est débloqué. Et même dès que je sors de la séance, je sais qu'il a libéré les tensions. Je suis d'ailleurs vidé et j'ai besoin de me reposer. C'est le lendemain, ou même le surlendemain, que le bienfait se manifeste ». Au Danemark, Mickaël a tout pour être heureux. Ou presque. Il ne lui manque que le soleil et. Hamidou. « Il me donne beaucoup de conseils par rapport à mon état de forme, la gestion des efforts et de certains événements. Dans la fascia, il est certain que le mental et le physique sont liés. Avec Hamidou, je me lâche et ça aide à libérer les tensions ». Trop éloigné pour venir à Créteil aussi fréquemment qu'il le voudrait, Mickaël n'a pas cherché, pourtant, à savoir s'il y avait un spécialiste de cette « nouvelle science », comme il l'appelle, à Esbjerg ou à proximité. L'idée lui paraît presque incongrue. « Changer de thérapeute ? Impensable. C'est une question de confiance ! »

A se demander si, dans la fasciathérapie, le psychique n'est pas plus déterminant que le physique.


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