Hamidou MSAIDIE
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La timidité se guérit ...


La timidité se guérirait, "Non pas à l'aide de médicaments miracles, mais à force de prise de conscience à différents niveaux, à force d'humilité et surtout à force de pratique" comme le constate Jean Marc Hardy dans un dossier consacré à ce qu'il considère comme "un frein à la vie" .

Il explique que selon certaines recherches, il existerait une prédisposition à la timidité qui trouverait son origine dans une forme de vulnérabilité génétique.Bien qu'aucun gène de la timidité n'ait pu être identifié. Selon Jérome Kagan, de l'université de Harvard, 15 à 20% des enfants naîtraient avec une telle prédisposition. Ces enfants présenteraient un profil neurochimique particulier ; leur amygdale cérébrale serait particulièrement sensible aux situations stressantes.Ainsi certaines personnes naissent probablement plus impressionnables que d'autres. Mais la timidité ne peut s'expliquer uniquement par un héritage physiologique. La culture, l'environnement familial, et les événements vécus auraient leur part de responsabilité. "D'aucuns lient la timidité à un défaut physique, comme le bégaiement, la petitesse ou la laideur. Cette explication nous paraît tout aussi simpliste.", précise Jean Marc Hardy.
Ce dernier ajoute que "l'on peut provoquer une crise d'intimidation en soulignant non les défauts mais les qualités d'une personne. On peut être timide de sa beauté ou de sa réussite autant que de sa laideur ou de son échec."

Tout cela me paraît juste. Jean Marc Hardy, développe également l'idée selon laquelle "Etre bien dans son corps" est déterminant dans l'approche de la guérison de la timidité.
C'est précisément, ce qui m'intéresse dans le rapport aux sportifs de haut niveau, aux personnalités du spectacle, et de la télévision. Chacun est confronté au regard d'un large public. Le corps est primordial.

Et que dire du footballeur espagnol Adrian Lopez Rodriguez, dit "Piscu" dont l'histoire est relaté , dans le journal l'Equipe du Mardi 13 Novembre 2007. Agé de vingt ans, il passerait d'un statut amateur à professionnel à hauteur de 500 euros net par mois, au club du Deportivo La Corogne en Ligua Espagnole. Ce gaillard d'un mètre quatre- vingt-un, serait d'une timidité maladive, et s'étoufferait presque au téléphone avec le journaliste pour lâcher froidement:" Je pourrai dire un jour que j'ai joué avec les professionnels. Mais ce n'est que du football. Pas de quoi en faire un plat.". Il déteste son surnom, pourtant floqué au dos de son maillot qui s'étale à la une des journaux, fait les grands titre des télévisions dans la Péninsule Ibérique.
"J'apprécie bien sûr de vivre et de partager le vestiaire des pros et d'être devenu titulaire mais ce n'est qu'une question de circonstances. Si Lopo (hernie discale) et Pablo Amo (pubalgie) n'avaient pas été blessés, on ne m'aurait jamais appelé. Le salaire , c'est passager. Si je confirme, je le multiplierai. Ce qui est dur, c'est de me faire un nom à travers le surnom que je déteste. Mais je n'ai pas eu le choix. Dans l'effectif du Deportivo, il y a un autre Adrian Lopez, attaquant, qui était déjà là avant. Alors, moi, c'est "Piscu" mais ça me coûte d'y répondre ".

Quelle lucidité!

Et son entraîneur, Miguel Angel Lotina, ne tarit pas d'éloges: "Je n'avais encore jamais vu un garçon avec un sang-froid pareil. Qu'on le mette en face de Raul ou d'un joueur de Troisième Division, c'est pareil, il ne panique jamais. Mais le plus fort, c'est qu'il transmet déjà aux autres une tranquillité et une sérénité qu'un bon défenseur n'atteint qu'après plusieurs saisons."

Et pourtant le futur international des moins 21 ans espagnols ajoute: " Bientôt Lopo et Pablo Amo reviendront et moi je reprendrai ma place avec "el febril" ( l'équipe reserve). Ce n'est pas le sentiment de son entraîneur, ni de certains clubs déjà sur les rang. Son club pense le revaloriser à hauteur de 5000 euros net par mois. Les négociations s'annoncent rudes.

A mon sens, cette histoire pose vraiment le problème de la timidité, et notamment dans le sport de haut niveau, et son environnement. Et mon expérience auprès de Cyril Domoraud, Footballeur Professionnel, qui ne laisse rien au hasard quant au suivi médical de son corps, entre autres, par des séances régulière de fasciathérapie place ce soin des fascias comme une technique de choix pour appréhender la vie de sportif sur le terrain et en dehors. En effet, la capacité de Cyril, à surmonter une tendance aux bégaiements pour réussir une carrière brillante: Créteil, Red Star, Bordeaux, Marseille, Inter de Milan, Monaco, Bastia, Milan AC, Espagnol de Barcelone. Excusez du peu! Cependant, ces deux joueurs pros trouvent leur plénitude lorsqu'ils jouent. Lucides, et humbles tout finit par leur sourire.

Finalement comme le dis, Jean Marc Hardy, "le véritable noeud de la timidité est la difficulté à accepter le regard de l'autre. " N'est-ce pas? Espérons que le corps, le sport, et la médecine perpétuent des capacités de guérison de cet état, de perte du contrôle de soi, qu'est la timidité.

Hamidou Msaidie. 14 Novembre 2007.

source : Jean-Marc Hardy, Maître de conférence.

   www.timidite.info